NBA

Opération séduction et résurrection

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Paru dans L’Equipe du 25 dĂ©cembre 2008. – L’annĂ©e 2008 a marquĂ© l’avènement de Kobe Bryant. La star des Lakers, MVP de la saison rĂ©gulière et sacrĂ©e aux Jeux, est redevenue une idole.

91-89, TEMPS MORT. Il reste 8’13’’ à jouer dans la finale olympique de et les Américains tremblent. Malgré une production d’un niveau phénoménal, les Espagnols sont sur leurs talons. Le match leur échappe et, avec lui, l’histoire d’un sport dont ils se croient propriétaires. Pour faire oublier les échecs de 2002, 2004 et 2006 (*), ils ont réuni à Pékin les meilleurs joueurs du moment, consenti une préparation sérieuse et affiché un état d’esprit sans faille. Un nouveau fiasco n’est pas envisageable. Avec LeBron James, et Kobe Bryant, Jerry Colangelo, le manager de l’équipe, a constitué une ligne d’arrières sans équivalent dans l’histoire du jeu. Voir Kobe Bryant porter le maillot national est en soi une contradiction absolue avec l’image qu’il véhicule. Hautain, égoïste et calculateur sont les qualificatifs qui lui collent le plus souvent à la peau. Non sans raison.

Jusque-là, Bryant n’avait jamais été un coéquipier modèle, ni un « leader de vestiaire » comme on dit. Simplement parce que le vestiaire, il ne le partage pas avec ses partenaires. Au Staples Center, l’antre des Lakers, Bryant a son espace bien à lui, où il ne se mêle pas avec la cohorte de « sous-hommes » censés l’aider à gagner des matches. Longtemps, Bryant n’a participé à aucun repas en commun et, sur le terrain, s’offrait parfois des orgies de shoots qui en disaient long sur le peu de confiance qu’il accordait à ses acolytes. Pas vraiment le profil d’un joueur d’équipe nationale.

Mais que vaut encore cette image en 2008 ? « Il ne faut pas dire qu’il a changĂ© parce que cela signifierait que ce n’était pas une bonne personne,…

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