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NM1 : le GET Vosges se pose trop de questions selon Ibrahima Sidibé

Victime d’une fracture du cinquième métatarse alors qu’il amenait un souffle nouveau dans le collectif du , a quitté son plâtre et espère revenir d’ici la fin du mois. En attendant, il continue de croire en son équipe.

Son arrivée, couplée avec celle de Rodney Williams, avait insufflé un nouvel élan. Après une défaite honorable chez le leader, Souffelweyersheim (78-71), le GET Vosges avait battu Orchies (90-71). Malheureusement, la partition du nouveau chef d’orchestre s’est limitée à cinq rencontres. Lors d’un entraînement, en retombant sur le pied de Namory Boundy, Ibrahima Sidibé s’est fracturé le 5e métatarse du pied gauche. Il n’arbore plus son plâtre depuis le 21 décembre. Le point.

Ibrahima, en premier lieu, comment allez-vous ?

« Aussitôt le plâtre retiré, j’ai repris le travail de proprioception et de renforcement musculaire car j’avais perdu du muscle au niveau du mollet par exemple. Et depuis trois jours, j’ai repris la course. »

Votre périscope est braqué sur quelle date de reprise ?

« Honnêtement, je ne me suis fixé aucune date. Mais si je pouvais rejouer un match à la fin du mois de janvier ce serait génial. En tout cas, j’espère être là pour début février. »

« Je ne suis pas un magicien »

Cette période n’est-elle pas difficile à vivre dans la mesure où la blessure est arrivée au moment où vous insuffliez un nouvel élan à l’équipe ?

« Pour moi, c’est assez frustrant, je ne vais pas mentir. Une fois plâtré, je suis rentré sur Paris pour ne pas trop déprimer. Mais je regarde toujours les choses sous un angle positif. J’étais content de pouvoir apporter des choses à l’équipe à mon arrivée. Mais il est inconcevable que tout repose sur tel ou tel joueur. Je ne suis pas un magicien, ni un sauveur. J’en ai parlé avec les gars. Je pense qu’on aurait pu gagner plus de la moitié de nos matchs quand je vois le potentiel et même le talent dans certaines séances d’entraînement. »

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Vraiment ou est-ce un discours de circonstance ?

« Vraiment ! Quand je vois leur manière de s’entraîner, ce sont des joueurs intelligents qui comprennent le . Mais il y a des séquences en match où on se pose trop de questions. On se laisse envahir par des a priori. Le problème est plus d’ordre psychologique. On l’a vu à Saint-Vallier où on n’avait rien à perdre. Ce sera encore le cas demain et face au leader derrière. Et j’ai envie de dire qu’au point où nous en sommes, nous n’avons plus rien à perdre. Il n’y a aucune pression à se mettre. Je le dis souvent aux gars. Je vois un groupe qui reste soudé, souriant alors que le contexte se prête à ce qu’il éclate. Tant qu’il y a ça, on est en vie. »

Vous êtes philosophe… Cela vient de votre expérience en Pro B ?

« (Rires.) Je ne sais pas si c’est la Pro B. Mais j’ai vécu des moments difficiles et j’ai travaillé sur moi. La méditation et la relaxation m’ont fait franchir un palier. Beaucoup de sportifs y sont passés. Quand l’esprit est calme, la performance est meilleure. »

5 Le nombre de matchs disputés par Sidibé avec le GET Vosges. Il a été absent sur les sept dernières rencontres et le sera encore jusqu’à la fin du mois.

Propos recueillis par V.T. / Vosges Matin

 

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