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Vin Baker, des millions de la NBA à un job chez… Starbucks

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LE SCAN SPORT S’il a amassĂ© une centaine de millions de dollars durant ses annĂ©es en NBA, Vin Baker travaille dĂ©sormais dans un Starbucks. Une histoire qui n’est pas aussi triste qu’il y parait.

Si vous avez l’occasion de prendre un cafĂ© au Starbucks de North Kingstown, dans l’État de Rhode Island, peut-ĂŞtre aurez-vous l’occasion de vous faire servir… par une ancienne star de la NBA. Huitième choix de la Draft 1993 après un cursus universitaire Ă  Hartford, quatre fois All Star (1989-93) et membre de la sĂ©lection amĂ©ricaine championne olympique Ă  Sydney, en 2000, Vin Baker travaille en effet dans cet Ă©tablissement. L’intĂ©ressĂ© a pourtant amassĂ© aux environs de 100 millions de dollars durant ses treize saisons en NBA. Treize annĂ©es au cours desquelles il a portĂ© les couleurs de Milwaukee, Seattle, Boston, New York, Hoston et des Clippers, avec 15 points-7,4 rebonds de moyenne en 791 matches et notamment la signature d’un contrat de 86 millions de dollars sur sept ans en faveur des SuperSonics, en 1997.

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Mais l’alcool et une gestion hasardeuse de son patrimoine ont fait basculer son existence… «Quand vous apprenez une leçon dans la vie, peu importe votre niveau de revenu. Ce qui compte, c’est de savoir que cela peut arriver, explique Baker, aujourd’hui âgĂ© de 43 ans, rĂ©cemment mariĂ© et père de quatre enfants dans les colonnes du Providence Journal. J’ai Ă©tĂ© alcoolique. J’ai dilapidĂ© une fortune. J’avais du talent et je l’ai perdu aussi.» L’histoire de Vin Baker n’est toutefois pas celle d’un alcoolique qui a tout perdu. C’est tout l’inverse.

Sobre et pasteur
L’intĂ©ressĂ© a, semble-t-il, vaincu la boisson. Il est pasteur dans l’Ă©glise de son père. Le tout alors que le patron de la chaine Starbucks, Howard Shultz, ancien propriĂ©taire des Seattle SuperSonics, lui a offert une chance dans son entreprise. En l’occurrence, Vin Baker est actuellement en formation pour devenir manager d’une enseigne de la franchise amĂ©ricaine. D’ailleurs, son ancien coĂ©quipier Jason Kidd, coach de l’Ă©quipe NBA des Milwaukee Bucks, lui avait fait une place dans son staff lors de la rĂ©cente Summer League, compĂ©tition estivale qui sert de laboratoire aux clubs de la grande Ligue nord-amĂ©ricaine. L’occasion pour Baker de mettre en garde les jeunes NBAers contre les dangers qui les guettent, eux qui deviennent d’un coup d’un seul des stars et des millionnaires sans forcĂ©ment y ĂŞtre prĂ©parĂ©s.

«Ça aurait pu finir en prison ou au cimetière»
«Les gens qui regardent mon histoire de l’extĂ©rieur se disent “Wow!”, ajoute Vin Baker, dĂ©sireux de faire partager son histoire. Mais de mon point de vue, j’ai 43 ans et quatre enfants. Je dois recoller les morceaux. Je suis père. Je suis pasteur dans l’Ă©glise de mon père. Je dois raconter mon histoire et montrer qu’on peut s’en sortir. Si je me sers bien de ma notoriĂ©tĂ©, la plupart des gens reconnaitra que je suis simplement un gars qui essaie de m’en sortir dans la vie. (…) Pour moi, ça aurait pu finir en prison ou au cimetière. C’est comme cela que ce genre d’histoire se termine. Avoir la force de m’afficher aux yeux de tous, ĂŞtre passionnĂ© par la gestion d’un Starbucks et essayer de subvenir aux besoins de ma famille, c’est plus hĂ©roĂŻque que d’ĂŞtre un joueur de 2,11m qui maitrise le «fade-away» (shoot en reculant, ndlr). J’ai de l’Ă©nergie dès que j’ouvre les yeux le matin, je ne suis plus dĂ©pendant de l’alcool et je n’ai plus honte de savoir que j’ai une famille dont je dois m’occuper».

Source : Sport24

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